De la justice
Bien entendu, les magistrats sont montés au créneau, et
crient au scandale, en appellent à Chirac ; média et partis de gauche
rivalisent de propos outrés. Mais la polémique naissante a vite tourné court,
pour cause de sondages approuvant Nicolas Sarkosy.
Ca, c’est pour le décor.
Car en fait Nicolas Sarkosy a aussi mis en cause
l’indépendance de la justice, telle que la conçoivent les juges qui n’acceptent
aucune critique.
On pourrait d’ailleurs écrire : justice, média,
islam : critique interdite sous peine de sanctions, de dénigrement, de
fatwa.
Le pouvoir régalien de l’Etat concerne entre
autres : l’armée, la police, la justice, les impôts…..
Aucun de ces pouvoirs n’est délégable, pas plus la
justice qu’un autre. De quel droit les juges devraient-ils s’affranchir de la
tutelle de l’Etat ?
La justice est
rendu au nom du Peuple Français, et non pas au nom de syndicat de la
magistrature.
L’Etat doit pouvoir poursuivre ceux qui contreviennent
aux lois, sans qu’ils puissent se dérober sous couvert de religion ou
d’appartenance à tel ou tel groupe.
L’Etat doit pouvoir sanctionner les juges incompétents,
laxistes, et ceux qui jugent en fonction de leurs idées et non du droit.
Aussi, je pose la
question : Quel statut pour la
magistrature qui ne remette pas en cause le devoir de l’Etat d’exercer son
droit régalien ?
Doit-on aussi laisser à la justice le soin de décider des
mutations sociales ? Voir à ce sujet la connivence de fait avec les
pressions islamistes, l’immigration et la remise en cause des fondements de
notre civilisation.
JL BELIN
texte a rapprocher de celui-ci