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Parce que depuis 30 ans, ce mot exprime le désir, l'espoir,
l'exigence de tous les Français qui nous accordent leur
confiance, les gaullistes, démocrates-chrétiens,
libéraux, radicaux en ont fait une
réalité par la création de l'UMP.
Cette union, c'est avant tout des femmes et des hommes, d'horizons
très divers, mobilisés au-delà de tout
clivage par un même idéal, une même foi
en l'homme.
Cette union s'exprime à travers un mouvement moderne,
démocratique, ouvert, divers, respectueux des
sensibilités et des cultures qu'il rassemble.
L'union, c'est enfin une volonté d'agir au quotidien,
à tous les niveaux, afin d'aider avec loyauté,
audace et imagination, le gouvernement et sa majorité.
C'est cette réalité qui fait, qu'autour de nos
élus, l'UMP est aujourd'hui le premier parti de
France.
PREAMBULE : LE SENS DE L'UNION
La politique a besoin
d’un souffle nouveau. La création de notre Union
représente un tournant politique majeur. Nos familles -
gaulliste, démocrate-chrétienne,
libérale, radicale, sociale et indépendante -se
sont pour la première fois rassemblées dans un
seul et grand Mouvement, qui transcende désormais leurs
anciennes frontières. Riches de nos différences,
nous voulons être forts de notre union et créer
une force politique nouvelle, ouverte à tous les
Français.
Les dernières décennies du XX ème
siècle ont vu la montée d’une
méfiance à l’égard de la
politique, à l’égard de tous les
partis. Si les citoyens délaissent le terrain politique, si
le pouvoir politique n’est plus reconnu dans toute sa
légitimité, la voie sera ouverte à
tous les dangers. Nos compatriotes veulent que
l’efficacité et l’autorité du
politique soient restaurées. Ils veulent de la
clarté et de l’action.
Nous croyons au rôle éminent des partis. Lorsque
les citoyens s’engagent dans un parti, c’est une
façon pour eux de faire vivre la démocratie, de
se faire entendre, d’apporter leur énergie
à un grand projet commun.
Nous proposons aujourd’hui à nos concitoyens de se
rassembler dans une même formation populaire et ouverte
à tous. Chacun doit pouvoir s’y exprimer,
débattre pour élaborer des idées
nouvelles, pour les mettre en oeuvre.
La charte de notre Union est notre commencement, notre discours de la
méthode, l’énoncé de nos
valeurs.
ECOUTER, COMPRENDRE, PARTICIPER, RESPECTER
La société française est beaucoup plus
informée qu’auparavant. Nos concitoyens
perçoivent parfaitement les problèmes de leur
avenir et pourtant les Français se sentent souvent seuls et
rarement écoutés. L’homme politique
doit retrouver sa fonction essentielle de médiateur.
Ecouter : aucun engagement politique n’est durable
sans que soient écoutés ceux que personne
n’entend.
Comprendre : être aux côtés de
tous nos compatriotes, mesurer les difficultés et les
aspirations de chacun.
Participer : chaque citoyen peut revendiquer le droit de
participer à la décision ; cela suppose
proximité, démocratie directe, dialogue social.
Respecter : aucun point de vue n’est
négligeable ; il n’y a ni conviction, ni
élan, sans attention prêtée
à l’autre.
ANTICIPER, DECIDER, AGIR
Le temps du politique dépasse le court terme. Voir plus
loin, discerner les problèmes de demain pour construire
l’avenir : il faut savoir anticiper.
Après la concertation, vient le moment des choix.
Au-delà des intérêts particuliers,
l’homme politique doit dégager la vision de
l’intérêt général
sans laquelle le lien social se délite. Cela suppose du
courage pour affronter les oppositions individuelles. Il faut
s’y résoudre et savoir décider.
Une fois le cap arrêté, il faut le tenir. Il ne
suffit pas de voter des lois ou de prendre des décrets, il
reste à traduire ces choix dans le réel. Nous
voulons restaurer le sens de l’action en politique : donner
des objectifs, définir les moyens, contrôler la
progression et évaluer les résultats atteints.
C’est un nouvel art de l’action.
Le XXème siècle a été le
siècle des idéologies avec leur lot
d’aveuglements ou de désastres. Nous avons
aujourd’hui, ensemble, des convictions, des idées,
des cultures différentes, et surtout des valeurs communes
qui nourriront notre action et s’incarneront de
façon pragmatique dans la vie des Français.
Nos valeurs
Notre projet politique repose sur des valeurs fondatrices, qui
inspirent et guident notre engagement.
LIBERTE
Les hommes naissent libres et égaux en droits : libres
d’aller et venir, de créer, de choisir leur vie.
Nous croyons au destin individuel de la personne plus qu’au
déterminisme social. Nous rejetons les systèmes
qui étouffent la liberté en cherchant
à tout encadrer. Le libre arbitre garantit
l’épanouissement des talents. La
liberté est la valeur essentielle qui permet
d’imaginer, d’agir, de créer. La
société tout entière en
bénéficie dans tous les domaines : sociaux,
éducatifs, économiques aussi bien que culturels.
La liberté s’exprime naturellement dans le travail
et dans toutes les activités créatrices qui sont
celles de l’être humain. Nous voulons que soient
récompensés, à tous les niveaux, ceux
qui s’impliquent et qui cherchent à innover. Le
mérite et l’ascension sociale sont les signes
d’une société qui progresse. Il faut
restaurer la dignité du travail, et le sens de
l’effort. Notre société doit
particulièrement marquer sa reconnaissance à ceux
qui dans leur domaine accomplissent des performances exceptionnelles.
L’avenir de notre économie, c’est
l’innovation, l’imagination, l’envie de
créer, la volonté d’entreprendre,
l’esprit d’entreprise.
La liberté ne doit pas faire oublier le respect dû
à chacun de nos concitoyens. Notre liberté
s’étend jusqu’à celle
d’autrui, mais sans empiéter sur elle. Elle ne
peut être synonyme de repli sur soi ni
d’égoïsme. La liberté ouvre la
voie à la générosité.
RESPONSABILITE
Être libre c’est être responsable. La
responsabilité s’exerce d’abord envers
soi-même. Elle suppose d’être responsable
de ses actes, notamment quand on enfreint les règles ou les
contrats qui permettent la vie en société, sous
peine de laisser se développer un sentiment
d’impunité. La peur et la crainte menacent alors
les plus faibles et les plus démunis d’entre nous,
ceux qui ne peuvent se protéger ; la violence et le non
respect de la loi finissent par détruire le lien social. La
vie en société passe par le respect de la loi.
Selon que la responsabilité existe ou disparaît,
la vie en commun peut être facile ou, au contraire,
insupportable. L’autorité de l’Etat et
la justice doivent assurer que chacun réponde de ses actes.
La responsabilité dépasse le seul fait de ne pas
enfreindre la loi : c’est la conscience que l’on a
certes des droits mais aussi des obligations à
l’égard de la communauté. La
responsabilité permet de bâtir une
société de confiance qui donne la
possibilité à chacun de
s’épanouir.
La responsabilité concerne enfin notre avenir.
Aujourd’hui, nos modes de vie menacent
l’intégrité et la vie même de
la planète. La science donne les moyens de manipuler la vie.
N’ayons pas peur du progrès. Si la science nous
ouvre d’immenses possibilités, elle nous donne
aussi les moyens d’assumer nos responsabilités.
Source d’un véritable progrès, elle
doit être maîtrisée. Nous sommes
responsables à l’égard des
générations futures, et la grandeur
d’une démocratie lucide est de leur donner la
préférence dans les conflits
d’intérêt qui peuvent surgir, comme elle
est de préserver les richesses que nous ont transmises les
générations passées en terme de savoir
et de beauté.
Le développement durable, la coopération
internationale et la mise en pratique de bonne mesures de
régulation du monde sont l’une des formes modernes
de la responsabilité : il existe une solidarité
planétaire.
SOLIDARITE
En défendant la solidarité et la
générosité, nous construisons une
société qui fasse à chacun toute sa
place. La cohésion sociale se bâtit sur la
solidarité.
La solidarité doit permettre de protéger chacun
contre les aléas de la vie : maladie, handicap,
dépendance ou chômage. L’Etat est
là pour que soit garantie la protection sociale à
laquelle les Français sont légitimement
attachés.
Mais la solidarité doit respecter l’individu. Elle
ne doit pas se transformer en assistanat, par une distribution uniforme
d’aides qui conduit à une forme
d’accoutumance. L’assistanat décourage
ceux qui travaillent et maintient dans
l’inactivité ceux qui sont en
difficulté. Le sens de la solidarité,
c’est de donner à chacun la possibilité
de rebondir et par exemple de se former tout au long de la vie. Cette
solidarité, parce qu’elle est plus exigeante, est
plus efficace.
La solidarité se vit dans toutes les sphères de
la société : services publics dont
l’accès doit être garanti à
tous ; solidarité entre les territoires – dans les
campagnes et au sein des villes - ; solidarité entre les
familles dont le dynamisme démographique est l’un
de nos objectifs premiers. La solidarité assure
l’égalité des chances :
l’école de la République doit permettre
à chaque enfant de s’épanouir en
donnant le meilleur de lui-même et permettre à
ceux que leurs mérites distinguent, d’exercer les
responsabilités les plus élevées.
Les formes diverses de solidarité de proximité
développent la solidité du lien social et la
générosité indispensable à
toute vie collective. Au sein de la famille, la solidarité
entre les générations prend une importance
essentielle ; elle permet aux personnes âgées
d’épauler les jeunes et aux jeunes de soutenir
leurs aînés. La libre entreprise, petite ou
grande, avec la participation des salariés et le dialogue
social, les associations, les communautés de vies sont
autant de lieux privilégiés, où se
développe la solidarité.
NOTRE NATION
La France a depuis longtemps choisi et illustré à
la face du monde la République.
La Nation républicaine fonde notre identité
commune. Elle est riche d’une histoire dont nous sommes
fiers, qui a forgé notre volonté de vivre
ensemble. Les valeurs républicaines, notre culture, notre
langue, l’attachement à nos paysages et
à nos terroirs, la défense d’un
système social équilibré et le sens de
la création fondent cet attachement. La Nation se vit
à travers des symboles comme la Marseillaise, Marianne, le
14 juillet, le drapeau tricolore ou la devise sur le fronton de nos
mairies. Ces symboles sont le ciment qui nous rassemble. Ils doivent
être maintenus. Le rituel républicain qui permet
à tous de prendre conscience de l’appartenance
commune doit être revalorisé. Notre pays est celui
qui a défendu la liberté et qui a combattu pour
les Lumières. La Nation se construit à travers
cette volonté de bâtir ensemble une
destinée commune qui doit être
défendue, dans un monde dangereux et parfois hostile, contre
toute les formes de menaces.
Le rayonnement de la France dans les relations internationales,
notamment à travers la francophonie, permet de diffuser dans
le monde le respect des différences au service de la
diversité culturelle et le combat contre
l’oppression. Notre rôle est
d’œuvrer à la réduction des
déséquilibres par un véritable
partenariat au service du développement, dans les
collectivités d’Outre Mer qui assurent la
présence de la France sous tous les cieux, comme dans les
pays les plus pauvres.
La Nation n’est pas pour nous un concept figé.
Nous sommes d’abord Français. Mais à
partir de cette identité commune, chacun peut apporter des
contributions différentes. Nous refusons le communautarisme
qui dissout notre identité mais nous sommes convaincus de la
richesse des différences. L’intégration
républicaine doit garantir ce dialogue. Ceux qui choisissent
de vivre en France doivent adhérer aux valeurs de notre
République par une démarche volontaire, sans
reniement, mais en s’ouvrant à
l’identité française. En contrepartie,
l’Etat doit garantir
l’égalité des chances.
L’EUROPE
L’Europe est notre horizon. C’est à la
fois une réalité et une aventure. Depuis les
années cinquante, grâce à
l’œuvre des pères fondateurs de
l’Europe, nos démocraties ont
décidé de se rassembler et de
s’interdire les rapports de haine et de guerre. La paix
n’est pas un acquis définitif, c’est le
fruit d’une volonté commune qu’il faut
poursuivre. Pour nous tous, l’Europe est un
élargissement de nos perspectives. Cette
diversité entre les pays, conjuguée à
la volonté de construire un projet commun, fait la valeur de
l’Europe. C’est aussi un formidable stimulant ; en
confrontant nos systèmes, nous pouvons progresser.
Cette entreprise difficile exige d’inventer les formes
d’une construction où chaque pays conserve son
identité tout en s’unissant aux autres.
L’Europe doit devenir toute proche des citoyens : les
décisions pour lesquelles nous sommes plus forts ensemble
doivent être prises au niveau européen, celles qui
peuvent être arrêtées au plus
près du citoyen doivent rester à des
échelons de proximité. Avec ce principe de
subsidiarité, l’Europe peut alors se
matérialiser dans des projets communs qui
améliorent la vie de tous. Nous refusons la vision
étroite d’une Europe qui se réduirait
à la seule coopération économique.
L’Europe n’a de sens que par la
communauté humaine qui la fonde. Une Europe forte et
puissante peut relever plus efficacement les défis
d’un monde où la concurrence entre les pays est de
plus en plus rude. L’Europe nous permet, ensemble, de
développer des chantiers qui ne sont plus à la
portée d’un seul pays dans le nouveau contexte de
la mondialisation. Elle nous permet d’avoir plus de poids et
d’agir pour réguler par le droit et le dialogue
les rapports entre les différentes nations dans le cadre des
institutions internationales.
Enfin, l’Europe, qui donna le jour à la
déclaration des droits de la personne humaine, a un
rôle particulier à jouer dans le monde pour la
défense de ces droits.
Rassemblés autour d’un même dessein,
nous voulons réhabiliter la politique avec quelques
idées simples : efficacité, pragmatisme,
ouverture et dialogue. A partir de la charte que nous proposons aux
Français, nous voulons construire ensemble
l’avenir : une société
créative et solidaire, une République dont les
Français soient fiers, une démocratie exigeante
et juste, une France en mouvement.
Nous entrons dans un monde nouveau. Le temps s’est
accéléré. Nous quittons une
époque où un travail durable semblait garanti
à chacun, où les règles sociales
paraissaient bien établies dans une
société cloisonnée. Les
frontières sont aujourd'hui devenues perméables
et la concurrence est mondiale. La société est
plus mobile et les références plus floues. Le
développement économique et la science sont
capables de grands progrès. Il faut que notre
société en bénéficie, mais
il faut aussi les maîtriser pour en prévenir les
excès. Nos horizons s’élargissent sans
cesse. Nous avons tous les atouts pour réussir : ayons
l’esprit de conquête. Imaginons la
société qui permettra aux Français
d’être plus créatifs, plus solidaires,
plus heureux. Entre les risques et les espoirs, construisons notre
avenir.